Tntcsa

A quoi bon en effet accélérer l'arrêt de l'analogique si dans le même temps les solutions numériques alternatives offertes aux téléspectateurs présentent des caractéristiques dégradées ou inachevées, mal bouclées financièrement ? A quoi bon aussi cette accélération si son résultat est d'en venir à offrir un "bonus" aux chaînes privées historiques qui concentrent déjà l'essentiel de l'audience médiatique ? Les députés sont certainement conscients de tout cela, et certains tentent d'amender les textes pour rectifier le tir par touche successive. Aujourd'hui des fréquences nouvelles il n'y en a pas, ou pratiquement pas, la difficulté pour terminer la couverture de la TNT le montre, au point qu'il faille faire appel au satellite pour lui venir en secours. Accélérer l'arrêt de l'analogique en arrêtant les premiers émetteurs en 2008 est irréaliste aussi, les conséquences pour les téléspectateurs n'ont pas été suffisamment prises en compte : disponibilité d'une couverture numérique alternative, problème du multi-équipements, critères du taux d'équipements, aide à l'investissement, etc. Une fois de plus les acteurs industriels ont été beaucoup écoutés, on cherche plus ou moins à réguler leurs contradictions, mais les consommateurs dans tout cela ?. On imposera pas la TNT aux téléspectateurs ; si l'on souhaite résoudre ce problème de manque de fréquences rapidement, seul un schéma de migration vers le numérique qui les associe pleinement aura quelques chances d'aboutir.

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